antoine cabanel gicquel
contact@travailserieux.com
Qu’est-ce qu’il est dur de s’ennuyer.
« S’ennuyer est simplement synonyme de devoir s’extraire de la matrice communicationnelle
obéissant au schéma de stimulus-réponse, le cocktail SMS, YouTube et restauration rapide
de se voir refuser, pour un instant, le flux constant de la satisfaction sucrée à la demande. »
Le Réalisme capitaliste, Mark Fisher, Édition Entremondes, 2009.
La diversité des traits que l’on retrouve dans le travail d’Antoine semble résulter d’une exploration constante des images et des signes qui nous entourent. À travers le dessin, l’ennui fait sens. Dans un monde saturé par les images, Antoine use de sa mémoire visuelle pour créer un espace d’archivage dans lequel des fragments peuvent se ramifier, devenir autres. C’est un lieu de décantation. On y retrouve des éléments graphiques faisant écho aux iconographies de l’infra-ordinaire. Les traits font leur chemin, laissant des empreintes aux airs de déjà-vu. Ils témoignent des univers clôturés que le capital produit. Ici, l’enceinte est percée et dessiner ressemble à marcher.
2025 : DNSEP, ENSAD Limoges
2022 : DNA, ESAD Pau
stage à l’atelier lithographique Michael Woolworth
La typographie utilisée est la BBB Herthey Futural, un fork réalisé par Clara Sambot et Laure Giletti du Hershey Futural de Paul Bernhard. Elle s’inscrit dans la lignée des travaux de Luuse, Techninja, Windell Oskay et Allen Vincent Hershey, physicien et mathématicien étatsunien ayant dessiné le caractère en 1967 pour les besoins du Naval Weapons Laboratory.